La tradition catholique en PicardieSamedi 25 Novembre 2017Webmestre: webmaster@aspx.fr.fm
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Edito Bulletin Somme

  • Bulletin Somme
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    Réflexes et réflexions
    Par aburg -- 2002-10-22 00:02:57

    Les lois de la nature, établies par le Créateur, nous font souvent réagir avec vivacité, sans même attendre notre volonté, dans des circonstances où l’instinct prend la place de l’intelligence. Qui de nous, par exemple, n’a pas découvert avec amusement ou étonnement le déclenchement incontrôlable de notre jambe pliée quand un coup léger est frappé juste sous notre genou ?

    C’est un automatisme comparable qui secoue tels ou tels de nos évêques à proférer quelques insanités chaque fois qu’une fièvre électorale ébranle notre pays, beaucoup trop pour la tranquillité de notre nation et pour la solidité de ses finances.

    Récemment, avec une animadversion qu’ils n’ont habituellement que contre les catholiques fidèles –ce qui resterait, si l’on veut bien, interne à notre corps religieux– ils ont été plusieurs à fuir une fois encore leur mission de chefs et gardiens spirituels en se hasardant bien à tort dans la politique.

    N’ont-ils pas, au mépris (très peu évangélique) des millions de Français qui souhaitaient se faire représenter par un homme ayant leur confiance, abusé de leur autorité –bien ébréchée– que la routine et le savoir-vivre leur conservent, en décrétant que 4 Français sur 5 sont d’emblée inscrits dans leur paradis conciliaire, le cinquième n’ayant droit qu’à leur enfer. L’enfer ? Ils n’y croient plus, sauf dans un cas comme celui-ci, où ils le brandissent fièrement. Se doutent-ils qu’ils risquent fort d’y être admis pour bons offices rendus à Satan ?

    Ce qui atténue un peu l’effet de ces sornettes, c’est que depuis longtemps –surtout depuis ce funeste concile, l’avez-vous remarqué ? – la confiance de leurs ouailles se détourne de leur chaire. Délaissant leur mission spirituelle normale, ils se sont rabattus sur des problèmes de société que le Christ conseillait pourtant d’isoler des préoccupations de la vie éternelle : Reddite Cæsari quæ sunt Cæsaris et quæ sunt Dei, Deo.

    Un évêque dont le diocèse serait le modèle d’une vie chrétienne exemplaire se ferait écouter de tous ; mais celui qui ferme séminaires, églises, chapelles, ou les cède aux athées, aux infidèles, pour empêcher que Dieu y demeure et y soit adoré….

    D’autres fois, on refuse l’accès de l’église au prêtre fidèle mais on l’ouvre à l’intrus, tel ce pasteur de l’église d Écosse : c’était chez nous, il n’y a pas bien longtemps.

    Ne restons cependant pas sur cet affligeant constat : un peu partout les laïques, catholiques ou non, manifestent leur respect pour les signes religieux, églises, oratoires, calvaires, de sorte que le jour où l’Église sera libérée de la secte conciliaire, les prêtres et les fidèles retrouveront le chemin que la foi de leurs ancêtres leur avaient ménagé, pour y chanter un Te Deum d’allégresse. Alléluia !

    Geoffroy Asselin




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